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les americains ne l'ont pas digéré ! http://photoco smos.centerblo g.net
Par photocosmos, le 25.02.2026

une bien bonne rigolade ! merci a vous ! http://photoco smos.centerblo g.net
Par photocosmos, le 25.02.2026

j'avais la même et on me l'a volé avant mon départ a l'armée ! http://photoco smos.centerblo g.net
Par photocosmos, le 25.02.2026

bonsoir michel, merci pour ce document...je les admire...quel duo....je profite de ce commentaire pour te souh
Par Anonyme, le 24.02.2026

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Par Anonyme, le 22.02.2026

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Date de création : 20.01.2011
Dernière mise à jour : 04.03.2026
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Les folles inventions de l’ancêtre du CNRS

Publié le 01/12/2021 à 19:08 par photocosmos
Les folles inventions de l’ancêtre du CNRS 

Électrification des plantes, hangar gonflable, projecteur sur nuage… En France, entre 1915 et 1938, la Direction des inventions intéressant la défense nationale, ancêtre lointain du CNRS, a recensé des milliers de fabuleuses trouvailles. Et les a photographiées.

 

Paris, janvier 1917. Au cœur du premier conflit mondial, le républicain Jules-Louis Breton est nommé à la tête du tout nouveau sous-secrétariat d’État aux Inventions intéressant la défense nationale. Breton, qui déteste la bureaucratie et ses lenteurs, systématise l’emploi de la photographie précisément pour accélérer les processus et transformer une idée, d’où qu’elle vienne, en un objet défensif ou offensif utilisable le plus rapidement possible.

Associées aux plans et aux rapports d’inventions, les images facilitent l’évaluation des projets tout en permettant d’en conserver la trace. Substituts des prototypes, elles sont faciles à ranger dans des dossiers et aisément communicables en commission. Au fil des jours et des expériences, les clichés s’accumulent comme autant d’observations peuplant un grand cahier de laboratoire virtuel.

Ces milliers d’images nous confrontent aux méandres du progrès technique, aux vacillations parfois touchantes du processus même de création, qu’il s’agisse de survivre en temps de guerre ou de mieux vivre une fois la paix revenue.

Au service des inventions, elles ont joué un rôle administratif et pédagogique d’information, de démonstration, voire de publicité, jusqu’à sa disparition en 1938, quand l’Office national des recherches scientifiques et industrielles et des inventions (ONRSII), dont il faisait partie, a disparu au profit du Centre national de la recherche scientifique, le CNRS. Bien que produites sans intention artistique, ces images ont d’indéniables qualités esthétiques et possèdent même ce que l’on pourrait appeler un style photographique, comparable à celui d’un auteur, alors même que les images ne sont jamais signées.

Il se trouve que, derrière ces clichés, se cachent deux réalisateurs phares des débuts du cinéma, Alfred Machin et Jean Comandon, opérant respectivement de 1917 à 1919 puis à partir de 1920. Leurs imaginaires cinématographiques modèlent l’archive des inventions, alternant gros plans, vues en plongée et mises en scène burlesques.

L’archive visuelle frappe par sa fantaisie, ses touches d’humour et sa liberté à déjouer les codes de l’objectivité photographique. Le comique est d’autant plus inattendu que le contexte est militaire et scientifique. Comme au cinéma, les mises en scènes photographiques nous racontent des histoires…

CORNETS ACOUSTIQUES, 1935

Utilisés pour l’émission et la réception d’ondes sonores, ces cornets géants visaient à écouter des sources lointaines. Le 20 mars 1934, l’inventeur Georges Mabboux demanda un brevet pour cette version perfectionnée, aux parois optimisées pour atténuer les distorsions et réduire le bruit de fond. Celui-ci fut délivré le 1er mai 1939, mais entre-temps, les recherches sur le radar ont permis aux techniques de détection de franchir un cap, rendant ces «grandes oreilles » obsolètes et aux limites du fantasque.

MASQUES, 1917

 « Des hommes se roulaient à terre, convulsés, toussant, vomissant, crachant le sang. » Ces mots du médecin du 66e  régiment d’infanterie disent l’horreur provoquée par l’offensive chimique du 22 avril 1915 à Ypres, en Belgique. Cent cinquante tonnes de chlore furent portées par le vent en un lourd nuage jaunâtre flottant à un mètre des tranchées. Près de la moitié des hommes intoxiqués moururent. En conséquence, dès avril 1915, priorité fut donnée aux moyens de protection contre les gaz. Aux mouchoirs et chaussettes imbibés d’urine des premiers jours succédèrent des compresses d’hyposulfite de soude puis des cagoules et enfin, en 1916, des masques avec des cartouches interchangeables, ainsi que des modèles à filtres, comme ceux ci-dessus.

RAMPEUR, 1917

Souvent, sur les clichés de la Direction des inventions, l’insolite côtoie le tragique. C’est le cas du Rampeur de Monsieur Caufer. Le nom est explicite: cette sorte d’exosquelette permet la reptation. L’appareil consiste en un jeu de roulettes ajustables au niveau du bassin, complété par des plaques métalliques s’installant sur les avant-bras. L’étrange mise en scène en deux temps, figurant le personnage muni de son appareil de reptation d’abord debout, puis couché, souligne le caractère saugrenu de l’invention et contraste avec la réalité tragique de ce rampeur destiné à aider ceux qui, estropiés, devaient se déplacer au sol.

TROMPETTE DE TRANCHÉE, 1917

Pendant la Première Guerre mondiale, Jean Perrin, futur fondateur du CNRS, alors professeur de chimie-physique à la faculté des sciences de Paris, fut mobilisé comme officier du Génie. Il mit au point un clairon à air comprimé portatif qui amplifiait le son naturel de l’instrument en remplaçant le souffle humain par un mécanisme envoyant de l’air stocké sous pression dans des bouteilles portatives. Surnommé « liaison acoustique», l’instrument, dit d’ordonnance, servait originellement à transmettre des ordres militaires. Ses sons et sa tonalité en si bémol, facilement reconnaissables, servaient à signifier « commencez le feu », «garde à vous », « le rassemblement», « à la soupe», etc. D’une portée de plusieurs kilomètres, ce clairon fut utilisé avec succès lors de la reprise du fort de Douaumont. Perrin, quant à lui, obtint le prix Nobel de physique en 1926 pour avoir prouvé l’existence des atomes.

MASQUE À GAZ POUR CHEVAL, 1917-1918

Dès le printemps 1915, chevaux attelés et mulets chargés de mitrailleuses partagèrent le sort des combattants, subissant les attaques aux gaz, qu’il s’agisse des effets suffocants des dérivés du chlore ou des brûlures des gaz vésicants comme le gaz moutarde. Leur protection fut aussitôt envisagée. Une solution d’urgence consistait à installer sur les naseaux des équidés une musette-mangeoire garnie de foin imprégné d’hyposulfite de sodium et de carbonate. Très vite, de nombreuses propositions virent le jour. Le masque Giroux (ci-contre) fait partie des divers prototypes évalués dans ce cadre. Le rapport d’invention précise que ce modèle, jugé trop lourd et insuffisamment étanche, n’a pas convaincu. Son dossier a donc été classé   sans suite », à l’instar de nombre d’inventions, néanmoins photographiées et répertoriées comme les autres.

MYRIAPHONES, 1918

Durant sa mobilisation, Jean Perrin a mis au point divers dispositifs d’amplification du son, dont les myriaphones, des capteurs composés de plusieurs cornets acoustiques juxtaposés recueillant l’énergie sonore. Eux-mêmes sont reliés à des tuyaux de même longueur qui, accolés à l’autre extrémité, forment ensemble un cornet allongé qui peut être conjugué avec d’autres myriaphones (ci-contre, on en voit deux). Le son est ainsi amplifié et le nombre de cornets augmente la précision du relevé. Assemblés, ces myriaphones composent le télésitemètre, une autre invention de Perrin. Manœuvré par des opérateurs expérimentés, cet instrument a une portée de 7 à 8 kilomètres et son erreur angulaire ne dépasse pas 2 ou 3 degrés. Jugés concluants, les essais ont mené à la construction d’une vingtaine de télésitemètres, livrés en juin 1918. Un engin similaire apparaît même dans Le Sceptre d’Ottokar (1939), à la frontière de la Bordurie, que Tintin tente d’atteindre…

FUSIL MITRAILLEUR (1917-1918) ET BROSSE À PARQUET (1927)

Au vu des photographies de l’archive des Inventions, le balai mécanique semble avoir été à la paix ce que le fusil-mitrailleur avait été à la guerre: un objet digne de toutes les attentions et de tous les perfectionnements. Iconographiquement, l’un et l’autre sont représentés de façon assez similaire, et en grand nombre, centrés dans l’image ou bien mis en scène avec un figurant mimant leur emploi. Qu’il s’agisse de l’arme ou de l’outil domestique, les poses sont ressemblantes. Le balai s’accorde avec l’idée de la paix et de la reconstruction. Balayer le passé, nettoyer le terrain, est la condition même du renouveau.

ESSAI D’EXTINCTEUR, 1930

En temps de paix, la priorité n’est plus à la défense, mais à la sécurité. La menace du feu, en particulier, hantait les recherches de l’ONRSII. Dans ce contexte, Jules-Louis Breton créa en 1925, avec le ministère des Travaux publics, la préfecture de la Seine, les sapeurs-pompiers de Paris et la Chambre syndicale des magasins et galeries, un grand concours d’«appareils extincteurs d’incendies». En 1929, un «laboratoire du feu» s’installa sur le site de Bellevue, à Meudon, encourageant notamment les recherches sur les les lances d’incendie et les extincteurs, comme celui ci-contre, à mousse, testé sur des panneaux électriques.

BIBERON POUR BOUTEILLE THERMOS, 1917

Cette bouteille pour avion du pilote Maurice Poumet permet d’aspirer le liquide sans la déboucher. L’invention parvint jusqu’au sous-secrétariat d’État à l’Aéronautique. Sa forme évoque celle des obus que la guerre produisait en masse… et des bouteilles thermos actuelles. Quant au principe du tube, les randonneurs le connaissent bien…

CEINTURE AVEC BALLONS, 1938

Ce flotteur, attribué à l’aviateur Auguste Chalbert – qui avait eu plusieurs fois l’occasion de «boire le bouillon» lors d’amerrissages imprévus – et soutenu par Albert Toussaint, du laboratoire d’aéronautique de l’ONRSII, est un engin de sécurité pour naufragé. Destiné au sauvetage en mer, il était facile à positionner et permettait de nager tout en garantissant une bonne stabilité grâce à la répartition des bouées. Son encombrement était raisonnable, mais son coût de production dissuada l’État d’investir. L’inventeur mit alors en vente son dispositif aux particuliers.