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Pourquoi les sex-shops n’ont-ils pas de porte ?

Publié le 11/02/2024 à 14:54 par photocosmos

Pourquoi les sex-shops n’ont-ils pas de porte ?

De nombreux sex-shops parisiens ne possèdent pas de véritable porte. Pour y entrer, il faut généralement franchir un rideau, en tissu ou en plastique

Paris, un rare vendredi après-midi ensoleillé de janvier. Direction la rue Saint-Denis, dans le centre de la capitale, à la recherche d’un sex-shop pour y mener notre petite enquête (pour le travail). Car une question nous taraude depuis quelque temps à la rédaction de 20 Minutes : Pourquoi ces échoppes n’ont-elles pas de porte ?

Vous l’aurez peut-être remarqué – personne ne vous jugera –, on ne rentre pas dans un sex-shop comme dans une boulangerie ou un magasin de chaussures, c’est-à-dire en poussant la porte et en lançant un « bonjour ! » bien sonore au commerçant. Non, dans un grand nombre de sex-shops parisiens, il faut s’y faufiler. Vous marchez le long d’un trottoir, puis vous apercevez l’une de ces boutiques surmontées d’enseignes clinquantes en néons. Et hop, ni vu ni connu, vous bifurquez vers l’entrée et franchissez un épais rideau en tissu rouge ou de larges bandes en plastique. Parce que ça coûte moins cher que de mettre une vraie porte ? Ou par mesures d’hygiène, peut-être ? 

« L’opacification des vitrines »

« Ça facilite l’accès », nous répond sèchement un premier gérant d’établissements pour adultes. C’est vrai que ça a le mérite de permettre au client, plus ou moins assuré, de s’y glisser rapidement et avec une certaine discrétion. Mais c’est tout ? « C’est interdit, avance, plus amène, un autre patron de sex-shop. Avec ce que nous vendons à l’intérieur, nous ne pouvons pas avoir de porte. » Une question légale, donc ?

La raison de cette spécificité architecturale remonte au siècle précédent. Dans les années 1960 à Paris, se développent des librairies spécialisées dans la vente de livres ayant trait à la sexualité (érotiques, pornographiques…). Les ancêtres du sex-shop – le terme fait son apparition en France vers 1969 –, en quelque sorte. Le hic ? Si ces ouvrages sont formellement interdits aux mineurs, rien n’empêche ces derniers d’entrer dans ces boutiques. « La première étape a été d’interdire ces librairies aux mineurs avec une mesure d’éloignement », explique Baptiste Coulmont, professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure Paris-Saclay et auteur du livre Sex-shops, une histoire française. C’est ainsi qu’en 1970, le préfet de Paris Maurice Grimaud interdit dans une ordonnance leur accès aux moins de 18 ans. Mais ça ne s’arrête pas là.

« Ces librairies ont un succès au début des années 1970, et la préfecture décide d’aller plus loin. Comme les mineurs ne peuvent pas entrer, elle se dit qu’il ne faudrait pas non plus qu’ils puissent voir ce qu’il y a dedans », rapporte Baptiste Coulmont. Dans une autre ordonnance en 1973, le nouveau préfet Jean Paolini demande alors « l’opacification des vitrines ». « Elles sont peintes ou recouvertes de plastique et ne peuvent pas présenter en vitrine ce qu’elles vendent dans le magasin », précise le sociologue. Ce qui n’est pas terrible terrible pour promouvoir sa marchandise. Et notre histoire de porte dans tout ça ?

« Leur absence est une manière de permettre aux personnes d’entrer »

Tout comme les vitrines, si porte il y a, elle doit être opaque afin de ne pas permettre au passant d’apercevoir ce qui se vend à l’intérieur. Une mesure relativement dissuasive pour la clientèle… Imaginez-vous devoir pousser la porte d’un magasin à la devanture complètement opacifiée (avec éventuellement pour seule indication une enseigne lumineuse avec le mot « SEXE » en géant), tout en ne sachant pas ce que vous y trouverez à l’intérieur. Vous iriez les yeux fermés, vous ?

 

Quelle solution pour attirer tout de même les badauds, alors ? Ne pas mettre de porte, tout simplement. « Leur absence est une manière de permettre aux personnes d’entrer », résume le sociologue Baptiste Coulmont. D’où les rideaux, plus faciles à franchir et plus accueillants. Une pratique qui a traversé les époques, notamment lors de l’âge d’or des sex-shops parisiens dans les années 1980 avec la vente de sex-toys ou de films pornographiques. C’est toujours le cas aujourd’hui, du moins dans les derniers établissements de la capitale. Soixante-cinq sex-shops se maintiennent à Paris en 2023, contre 132 vingt ans plus tôt, selon une récente étude de l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme).

« Nous, on ne met jamais de sex-toys en vitrine, même pas un canard vibrant »

Mais on vous voit venir. Certains « love store », qui ont éclos ces dernières années dans des grandes villes, n’ont-ils pas des portes et des vitrines ? Si, mais ce ne sont pas des sex-shops. « Quand j’ai créé Passage du désir en 2007, l’idée était de dire qu’on ne parle pas de sexe mais d’amour, explique Patrick Pruvot, le fondateur de l’enseigne qui compte 17 établissements en France, dont 6 à Paris. Pas de "shop", un truc fermé et opaque, mais plutôt dans l’esprit du concept store qui est généralement quelque chose de plus ouvert. »

 

Pourquoi ce parti pris ? « J’avais constaté qu’il y avait toute une partie de l’offre des sex-shops, huile de massages, canards vibrants etc., qui, sur le papier, était destinée aux femmes alors qu’aucune ne venait dans ces boutiques », dit-il. Il ajoute : « Notre concept est conçu comme étant couple friendly et complètement mixte, même si, dans les faits, on a un peu plus de femmes que d’hommes. »

A l’entrée, une vitrine, une porte (et même une poignée !) accueillent les clients, ainsi qu’un écriteau où il est inscrit : « Boutique réservée aux adultes consentants ». Tout ce qui est du domaine du « sexo » est cantonné au fond du magasin, derrière un paravent.

Une boutique Passage du désir dans le quartier de Saint-Lazare, à Paris. - Pierre Boutigny © Fournis par 20 Minutes
 
Le positionnement y est différent, vous y trouverez des huiles de massage, des lubrifiants intimes ou encore des anneaux vibrants mais pas de contenus à caractère pornographique, comme des DVD, par exemple. « Si vous n’en vendez pas, techniquement il n’y a pas de raison d’opacifier une vitrine. Nous, on ne met jamais de sex-toys en vitrine. Même pas un canard vibrant », précise le fondateur de ces « boutiques de cadeaux pour les grands ». Il ajoute : « C’est aussi une question de responsabilités vis-à-vis des enfants dans la rue qui n’ont pas à voir des sex-toys ou des trucs comme ça. »

Depuis la loi de protection de l’enfance de 1987, modifiée en 2007, la vente « d’objets à caractères pornographiques » est interdite à moins de 200 mètres d’un établissement d’enseignement. « Dans les faits, les sex-shops ne peuvent plus s’implanter en centre-ville. Il est important que des magasins spécialisés dans la sexualité ludique n’apparaissent pas comme des sex-shops car, si c’est le cas, ils ne peuvent pas s’installer », souligne le sociologue Baptiste Coulmont.

La porte a l’avantage d’être plus accueillante. Le rideau, lui, peut être moins engageant. Mais il y a aussi ce petit frisson lorsqu’on le franchit et cette excitation à l’idée de s’engouffrer dans un endroit défendu… Et vous, vous êtes plutôt porte ou rideaux ?