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même pas 1 cts
Par Anonyme, le 13.02.2026

100 milliards d’euros non mais on va ou ? rien de rien l'algerie on n'en a plus rien a foutre ! http://phot
Par photocosmos, le 12.02.2026

essayez cette adresse https://www.la boiteverte.fr/ photo-mystere- n120/ bon courage ! http://photoco smos
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Date de création : 20.01.2011
Dernière mise à jour : 12.02.2026
49578 articles


la vache était devenue suspecte......

Publié le 28/12/2025 à 15:42 par photocosmos
Un matin, quelqu’un a décidé que la vache était devenue suspecte
Aux infos, entre la météo et le sport : Le mot est tombé comme l'est une sentence administrative, abattage préventif. Au début, les gens regardent ça de loin. ,Le mot passe mal, mais il passe quand même. On secoue la tête, on dit “c’est triste”, “ils n’ont pas le choix”, puis on met la cafetière en route.
 
Peut être un dessin
 
La consternation ne dure que le temps d’un titre. Personne ne sait vraiment ce qu’est un nodule, mais tout le monde comprend que c’est grave. Le direct montre des prés ressemblants à des salles d’attente. Les vaches incrédules ruminent en silence, avec cette lenteur qui devrait inspirer la confiance, mais non : sous la peau, il y a peut être un problème, donc il faut agir.
 
Agir veut dire aligner, compter, abattre. Toujours faire ça. Puis il y a ceux qui ne regardent pas l’écran, parce que ça se passe dans leur cour. L’éleveur, lui, n’a pas le luxe de la distance. Il connaît chaque vache par sa démarche, par la façon qu’elle a de lever la tête quand à l'étable il l'a rafoure. Puis des hommes arrivent en bottes propres, masqués, sérieux, tablettes chargées. Ils parlent de “foyers”, de “protocoles”, de “zones”. La vache, elle, n'est pas invitée à la discussion, elle n’a rien demandé. Elle a juste continué à être vache, ce qui est déjà beaucoup de travail.
 
L'éleveur consterné ne voit pas sa vache fautive, plutôt comme quelque chose qui arrive. Mais avec ces gens-là, on ne discute pas. La maladie n’est qu’un prétexte sérieux pour une décision qui ne supporte pas la nuance. Quand le camion entre dans la ferme, le malheur devient concret. Ce n’est plus une crise sanitaire, c’est un inventaire qu’on efface. Des années de sélection, de soins, de nuits courtes, rayées à coups de formulaires. On demande à l’éleveur de signer, comme si signer rendait la chose acceptable. On lui parle d’indemnisation, de délais, de barèmes.
 
On lui parle surtout pour éviter de se taire, parce que le silence ferait trop de bruit. Les gens, après, disent qu’ils compatissent. Ils déposent des commentaires, des phrases toutes faites. Courage à eux. Mais le champ vide ne lit pas les messages, il reste l’herbe intacte, trop verte, et ce silence bizarre ressemble à une défaite sanitaire. L’étable, nettoyée à fond, sent la javel et l’absence. L’éleveur reste là, debout, à regarder un sol trop propre, en se demandant comment on recommence quand on vous a tout pris. Et quelque part, très loin, on se félicite, on se congratule : Chef, la situation est maîtrisée. Les nodules aussi. Reste seulement ce malheur discret, soigneusement tenu hors champ, qui ne menace plus personne…Le raisonnable administratif, pensé et vécu dans les bureaux des cités, n’est-il pas, sur le terrain, une forme de déraison ?Personne ne le voit. Personne, sauf ceux qui vivaient avec les vaches aujourd’hui disparues, parties en fumée. L’éleveur est désormais seul. Le regard absent. Confronté à ce que sera sa nouvelle vie faite de vide, de silence, d’absence de vie, de noir. Autrement dit, laissé seul, face au néant.