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Dernière mise à jour : 07.03.2026
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ASTRONOMIE, CIEL,COSMOS,UNIVERS

L’étrange galaxie à anneau

Publié le 08/12/2025 à 18:43 par photocosmos
L’étrange galaxie à anneau  
Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Crédit : NASA/ESA….

Y-a-t-il une galaxie ou deux ? Cette question s’est posée en 1950 quand l’astronome Art Hoag est tombé par hasard sur cet objet extragalactique inhabituel.

L’anneau extérieur est dominé par de brillantes étoiles bleues, tandis qu’au centre se trouve une boule d’étoiles plus rouges qui sont probablement plus vieilles.

Entre les deux, un espace qui semble presque complètement sombre. Comment l’objet de Hoag s’est-il formé ?

Cela reste un mystère, quoique des objets similaires ont maintenant été identifiés et regroupés dans une catégorie de galaxies à anneau.

Des hypothèses faites sur sa genèse avancent une collision de galaxies il y a des milliards d’années et des interactions perturbantes gravitationnellement entraînant la formation d’un coeur à la forme inhabituelle.

 
 
 

La photo ci-dessus prise par le télescope spatial Hubble en juillet 2001 a été récemment retraitée avec un nouvel algorithme supprimant le bruit de fond.

Des observations radio montrent que l’objet de Hoag n’est pas le fruit de l’absorption d’une petite galaxie au cours du dernier milliard d’années.

L’Objet de Hoag couvre environ 100 000 années-lumière de diamètre et est situé à environ 600 millions d’années-lumière en direction de la constellation du Serpent.

Fortuitement, une autre galaxie en anneau, qui semble bien plus lointaine, est visible dans l’espace entre le centre et l’anneau.

 

L’étrange galaxie à anneau

Publié le 18/11/2025 à 19:31 par photocosmos
L’étrange galaxie à anneau 
 

Y-a-t-il une galaxie ou deux ? Cette question s’est posée en 1950 quand l’astronome Art Hoag est tombé par hasard sur cet objet extragalactique inhabituel.

L’anneau extérieur est dominé par de brillantes étoiles bleues, tandis qu’au centre se trouve une boule d’étoiles plus rouges qui sont probablement plus vieilles.

Entre les deux, un espace qui semble presque complètement sombre. Comment l’objet de Hoag s’est-il formé ?

Cela reste un mystère, quoique des objets similaires ont maintenant été identifiés et regroupés dans une catégorie de galaxies à anneau.

Des hypothèses faites sur sa genèse avancent une collision de galaxies il y a des milliards d’années et des interactions perturbantes gravitationnellement entraînant la formation d’un coeur à la forme inhabituelle.

La photo ci-dessus prise par le télescope spatial Hubble en juillet 2001 a été récemment retraitée avec un nouvel algorithme supprimant le bruit de fond.

Des observations radio montrent que l’objet de Hoag n’est pas le fruit de l’absorption d’une petite galaxie au cours du dernier milliard d’années.

L’Objet de Hoag couvre environ 100 000 années-lumière de diamètre et est situé à environ 600 millions d’années-lumière en direction de la constellation du Serpent.

Fortuitement, une autre galaxie en anneau, qui semble bien plus lointaine, est visible dans l’espace entre le centre et l’anneau.

 

 

une météorite énorme et unique au monde en 1492

Publié le 06/11/2025 à 20:39 par photocosmos

une météorite énorme et unique au monde s’est écrasée en Alsace en novembre 1492

Le 7 novembre 1492, une « pierre de feu » tombe au-dessus du village d’Ensisheim, entre Mulhouse et Colmar, dans l’actuel Haut-Rhin. L’évènement suscite aussitôt des sentiments intenses et paradoxaux, entre effroi et curiosité. Explications avec Émilie Christen, responsable du service culturel de la ville d’Ensisheim, en charge du musée de la Régence.

Meteorite.png

La masse principale de la météorite d'Ensisheim, présentée au musée de la Régence. (Émilie Christen/ Musée de la Régence)

Que se passe-t-il ce 7 novembre 1492, au cœur de la plaine alsacienne ?

Émilie Christen –En fin de matinée, entre 11h et midi, alors que les habitants vaquent paisiblement à leurs occupations, une énorme explosion retentit près d’Ensisheim. La déflagration est entendue à une centaine de kilomètres à la ronde. Les personnes qui se trouvaient à l’extérieur à ce moment-là ont vu une masse tomber, à la lisière du village.

À cette époque, le terme « météorite » n’existe pas encore. Il n’apparaît que bien plus tard, au XIXe siècle. Les témoins parlent d’une « pierre de feu » ou d’une « pierre de tonnerre », en référence au bruit assourdissant et à la traînée lumineuse qui accompagnent sa chute sur terre à une vitesse vertigineuse.

Comment réagissent les témoins ?

Ils se précipitent dans le champ de blé où la pierre s’est écrasée. Ils sont à la fois effrayés par ce phénomène inexplicable et curieux de savoir ce que c’est. La nouvelle se répand rapidement et parvient aux oreilles de Sébastien Brant, un humaniste renommé. Le savant, qui se trouve alors dans la région, se rend sur place et collecte des informations auprès des témoins, comme le ferait de nos jours un reporter.

Portrait de Sébastien Brant, vers 1508, par Hans Burgkmair l’Aîné, coll. musée des Beaux-Arts de Karlsruhe.Wikimedia commons

Il les rassemble ensuite dans un texte, qui est imprimé et largement diffusé en Europe. Outre une description de ce phénomène céleste, il fournit sa propre interprétation de l’évènement. Fervent soutien du roi des Romains, Maximilien de Habsbourg – fils de l’empereur germanique Frédéric III –, Brant considère la chute de cette météorite comme un présage divin favorable au souverain et qui doit l’inciter à combattre la France du Valois Charles VIII, l’ennemie jurée de la dynastie Habsbourg. Maximilien, qui souhaite récupérer le comté de Bourgogne, livre bientôt une bataille décisive. Les 17 et 18 janvier 1493, les Français sont défaits par les troupes des Habsbourg, lors de la bataille de Dournon [dans l’actuel département du Jura, ndlr].

Portrait de Maximilien Ier de Habsbourg par Albrecht Dürer, 1519.Élu roi des Romains en 1486, Maximilien devient archiduc d’Autriche à la mort de son père, Frédéric III, en 1493. En 1508, avec l’accord du pape Jules II, il se proclame empereur du Saint-Empire romain germanique.Google Art Project/Wikimedia commons

Comment la pierre est-elle récupérée et conservée ?

Nous ignorons comment elle est transportée depuis le lieu de l’impact jusqu’au village. D’après les informations recueillies par Sébastien Brant, elle pèse environ 150 kilos. Le fragment qui est conservé aujourd’hui est trois fois moins volumineux, puisqu’il pèse environ 55 kilos. À l’époque, les habitants d’Ensisheim et des alentours en prélèvent des morceaux, plus ou moins gros. Selon les croyances de l’époque, comme cette pierre est tombée du ciel, elle ne peut provenir que de Dieu ou du diable. Dans tous les cas, ils pensent que cet objet doit porter chance.
D’ailleurs, trois semaines après sa chute, Maximilien vient sur place et en prend un fragment, mais plutôt pour enrichir sa collection de minéralogie. Puis, il demande que la météorite soit accrochée dans l’église Saint-Martin, toujours debout aujourd’hui.

La météorite est-elle exposée ailleurs au cours des siècles ?

Elle reste dans l’église jusqu’à la Révolution française. Elle est alors confisquée et déplacée à Colmar, comme d’autres biens pris localement au clergé et à la noblesse. En 1804, la pierre est restituée à Ensisheim et à nouveau suspendue dans le chœur, sous le clocher. Peu de temps après sa réinstallation, celui-ci s’effondre. La population ne peut s’empêcher de faire un rapprochement entre le retour de la météorite et la chute du clocher, même si ces deux évènements n’ont aucun rapport. La pierre est donc remisée à l’école du village, puis à la mairie – l’ancien palais de la Régence – jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

En 1945, au moment de la libération d’Ensisheim, les scientifiques qui sont incorporés dans l’armée américaine s’intéressent à la météorite au point de vouloir l’acheter. Au sortir de la guerre, Ensisheim a cruellement besoin d’argent pour sa restauration. Toutefois, le conseil municipal préfère la conserver. La météorite demeure exposée dans une vitrine de la mairie jusque dans les années 1960. Après l’aménagement du musée de la Régence, elle est placée dans une salle dédiée.

Y a-t-il des morceaux de la météorite d’Ensisheim dans d’autres musées ?

Le Museum d’histoire naturelle de Paris en conserve un, d’une dizaine de kilos, dans ses réserves. D’autres fragments se trouvent au British Museum de Londres, à Vienne, à Saint-Pétersbourg ou à New York.

Trois fragments de la météorite d'Ensisheim conservés respectivement (de gauche à droite) au muséum d'histoire naturelle, à Paris, au muséum d'histoire naturelle de Vienne et au British museum de Londres.Émilie Christen / musée d'Ensisheim

Depuis le XIXe siècle et au fur et à mesure du progrès de l’astronomie, l’aérolithe d’Ensisheim est étudié par les scientifiques : cette météorite pierreuse, dite chondrite, est constituée d’un alliage de dix-sept composants et est vieille de 4,7 milliards d'années, l’âge de la création du système solaire. Mais sa singularité est surtout d’être la première à avoir été recensée en Europe, observée au moment de sa chute et récupérée dans sa totalité. Sa masse principale est toujours visible aujourd’hui au musée d’Ensisheim. Elle est unique au monde.

Grâce à elle, les spécialistes du monde entier se retrouvent lors de la Bourse aux météorites, organisée par la ville d’Ensisheim et l’association Les Amis de la météorite, qui réunit une centaine d’exposants et de conférenciers lors d’un week-end de trois jours. La prochaine édition aura lieu en juin 2026.

 

La Terre s’assombrit

Publié le 31/10/2025 à 20:20 par photocosmos
La Terre s’assombrit  
…/…

Des scientifiques ont analysé les données recueillies sur une période de 24 ans par trois satellites, comparant la luminosité solaire incidente à la quantité de rayonnement réfléchie vers l’espace par la surface terrestre.

 

Ils ont découvert que la luminosité de la Terre diminue et que l’hémisphère Nord s’assombrit davantage que l’hémisphère Sud.

Les scientifiques émettent l’hypothèse que 1) le réchauffement accru dans l’hémisphère Nord dû à la perte de glace de mer hautement réfléchissante pourrait en être en partie responsable, et 2) la diminution des aérosols réfléchissants dans les nuages ​​de l’hémisphère Nord signifie que davantage de lumière solaire pénètre dans l’atmosphère (l’activité volcanique récente et les feux de brousse australiens dans l’hémisphère Sud ont entraîné une augmentation des aérosols liés aux nuages).

Pourquoi c’est important

Si moins de lumière solaire se reflète sur les nuages ​​et la surface dans l’hémisphère nord, plus de chaleur fera fondre plus de glace, ce qui accentuera le réchauffement climatique.

Avis des experts 

En raison du déséquilibre de la réflectivité,

« toute la circulation climatique va se modifier afin de transporter l’énergie de l’hémisphère excédentaire vers celui déficitaire », explique Brian Soden, professeur de sciences atmosphériques à l’Université de Miami.

Cela pourrait influencer les courants océaniques et la localisation des bandes de précipitations, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la disponibilité en eau.

image

Une météorite française remet en question ....

Publié le 17/10/2025 à 20:54 par photocosmos
Une météorite française remet en question les modèles de risque des astéroïdes 
…/…

Des chercheurs ont publié une étude exhaustive sur un astéroïde, depuis sa découverte dans l’espace jusqu’à l’analyse d’une météorite récupérée sur Terre.

 

Les résultats soulignent l’importance de comprendre comment même les petits astéroïdes se comportent dans l’atmosphère de notre planète.

L’astéroïde 2023 CX1 est devenu le septième astéroïde jamais observé avant de frapper la Terre lorsqu’il a été détecté le 12 février 2023, sept heures avant l’impact.

Il est entré dans l’atmosphère au-dessus de la Normandie, en France, à 02h59 UTC le 13 février, à quelques dizaines de mètres seulement de l’emplacement prévu par le Centre de coordination des objets géocroiseurs (NEOCC) de l’ESA.

D’environ 72 cm de large et d’une masse de 650 kg, il a explosé à 28 km d’altitude, libérant presque toute son énergie en un instant.

Grâce aux informations sur la trajectoire de l’astéroïde communiquées par le NEOCC et d’autres organismes avant l’impact, les scientifiques et le grand public ont pu observer et enregistrer la boule de feu. 

La boule de feu de l’explosion de l’astéroïde 2023 CX1 vue depuis le nord de la France.

Quelques jours plus tard, les membres du projet Vigie-Ciel, qui fait partie du réseau FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network), ont récupéré un fragment de l’objet près de la ville de Rouen et ont baptisé la météorite « Saint-Pierre-Le-Viger ».

Aujourd’hui, une équipe internationale de chercheurs a publié une analyse de l’objet dans Nature Astronomy, ce qui en fait la première météorite de ce type (chondrite de type L) à être étudiée depuis sa découverte dans l’espace jusqu’au laboratoire sur Terre.

Dirigée par Auriane Egal (Planétarium de Montréal, FRIPON/Vigie-Ciel), l’étude souligne l’importance de comprendre le comportement des astéroïdes dans l’atmosphère terrestre.

Contrairement à la plupart des petits astéroïdes, qui se désagrègent plus haut dans l’atmosphère, 2023 CX1 s’est fragmenté plus bas, plus soudainement, et a généré une onde de choc sphérique qui a délivré au sol plus d’énergie que ce qui est habituel pour un objet de cette taille.

L’étude suggère que certains types d’astéroïdes, même de petite taille, peuvent survivre profondément dans l’atmosphère et s’avérer potentiellement dangereux s’ils se désagrègent au-dessus de zones urbaines.

Les astronomes du NEOCC de l’ESA sont coauteurs de l’étude :

« Nous avons coordonné les observations de l’astéroïde 2023 CX1 pendant les sept heures qui ont séparé sa découverte de son impact et avons calculé son lieu d’impact, ce qui a permis aux gens d’observer la boule de feu et de récupérer la météorite », explique Marco Micheli, astronome à l’ESA.

« Plus tard, nous avons utilisé ces observations et d’autres pour calculer avec précision la trajectoire de l’objet avant l’impact et aider les chercheurs à remonter jusqu’à un corps parent probable dans la ceinture principale d’astéroïdes. »

« Nous avons confirmé l’existence d’une nouvelle population d’astéroïdes liés aux chondrites de type L, capables de se fragmenter brusquement dans l’atmosphère et de libérer presque toute leur énergie d’un seul coup. Ces astéroïdes doivent être pris en compte dans les stratégies de défense planétaire », explique Auriane Egal.

Les futurs télescopes Flyeye de l’ESA, destinés à l’étude des astéroïdes, scruteront le ciel chaque nuit afin de repérer plus tôt et plus souvent les roches spatiales en approche, comme 2023 CX1. Le premier Flyeye devrait entrer en service l’année prochaine.

Lire l’étude dans Nature Astronomy : Catastrophic disruption of asteroid 2023 CX1 and implications for planetary defence.

À la poursuite des cataclysmes cosmiques

Publié le 11/10/2025 à 19:47 par photocosmos

À la poursuite des cataclysmes cosmiques

Vue du réseau Hess, avec ses cinq télescopes équipés de miroirs de 12 et 28 mètres de diamètre, sur le plateau de Khomas, en Namibie.

Depuis la Namibie, le réseau de télescopes Hess scrute les gerbes de particules produites par l’arrivée dans l’atmosphère des rayons les plus énergétiques observés dans l’Univers.

Des trous noirs aux pulsars, les événements les plus violents et explosifs de l’Univers jouent le rôle de véritables accélérateurs de particules. L’interaction entre le rayonnement cosmique et la matière forme un rayonnement dit « secondaire », constitué en partie de rayons gamma – la spécialité du télescope High Energy Stereoscopic System1  (Hess). La détection de l’ensemble de ces rayons se fait indirectement par l’observation d’un phénomène appelé « effet Tcherenkov » : une lumière bleue, fruit du déplacement de particules chargées dans un milieu tel que l’atmosphère et à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce même milieu.

Le nom du télescope fait référence à Victor Franz Hess (1883-1964), physicien autrichien qui a montré en 1912 l’existence d’un rayonnement extraterrestre capable d’ioniser l’atmosphère. Sa découverte des rayons cosmiques lui a valu en 1936 le prix Nobel de physique, partagé avec l’Américain Carl Anderson. Pour remplir sa mission, Hess est composé de cinq détecteurs : quatre miroirs de 12 mètres de diamètre qui entourent un télescope de 28 mètres, couvrant ensemble un carré de 120 mètres de côté. Le réseau profite des conditions exceptionnelles du plateau de Khomas, en Namibie, une région proche des montagnes du Gamsberg.

Au bon endroit, (toujours) au bon moment

« La région est très sèche, avec une remarquable transparence de l’atmosphère et peu de pollution lumineuse, décrit Anne Lemière, chercheuse au laboratoire Astroparticules et cosmologie2 (APC). L’altitude de 1 800 mètres facilite également l’observation indirecte des rayons gamma. Par ailleurs, la localisation de Hess sur le tropique du Capricorne permet d’observer dans des conditions optimales les régions centrales de la Voie lactée qui passent au zénith dans le ciel de Namibie. » Anne Lemière étudie le centre de notre galaxie, où Hess a détecté une surdensité de rayons cosmiques.

 

Photomontage montrant un rayon gamma traversant le ciel de Namibie, d’après les mesures réalisées par Hess.

 

« Cette émission pourrait être liée à l’activité passée du trou noir au centre de notre galaxie, Sagittarius A*, qui est actuellement plus calme que les autres noyaux actifs de galaxies connus, explique la chercheuse. Les rayons proviennent d’une région avec beaucoup de matière, où les étoiles naissent et meurent. Comme ils arrivent d’une zone relativement peu éloignée de la Terre, nous pouvons localiser et étudier, grâce à la résolution spatiale, la morphologie des objets qui les émettent, et ainsi mieux comprendre leur physique. »

Les rayons gamma se propagent toujours en ligne droite, si bien qu’il est beaucoup plus facile de retrouver leur origine. Certains satellites, comme le Fermi Gamma-ray Space Telescope de la Nasa, sont capables de détecter ces rayons depuis l’orbite terrestre, mais à plus basse énergie que Hess. Heureusement, notre atmosphère filtre ces rayonnements. 

Une lumière bleue fugace

Alors, comment Hess peut-il les repérer et les mesurer ? Le réseau y parvient de façon indirecte. Si rien ne va plus vite que la lumière dans le vide, ce n’est pas forcément le cas dans les autres milieux. Dans l’atmosphère, la lumière est ainsi très légèrement ralentie – de 0,01 % par rapport au vide. Lorsque les rayons gamma entrent dans l’atmosphère, ils percutent des atomes, notamment d’azote et d’oxygène. Ce choc provoque des réactions en cascade, des gerbes électromagnétiques qui contiennent des millions de particules et s’étendent sur des kilomètres.

Dans ces cascades, des particules chargées voyagent plus vite que la lumière dans l’air et émettent alors une lumière bleue : l’effet Tcherenkov. C’est le même phénomène que l’on observe dans les piscines de refroidissement abritant les barres de combustible nucléaire usagées, où l’eau brille d’une lueur bleutée. L’effet Tcherenkov n’est cependant qu’un flash de quelques nanosecondes, invisible à l’œil nu. Grâce à ses caméras très rapides et très sensibles, Hess est capable de détecter cette lueur extrêmement brève et ténue, et ce, sous plusieurs angles à la fois.

 

Visualisation du réseau de télescopes Hess capturant les cascades de particules créées par des particules cosmiques de haute énergie et des rayons gamma.

 

L’ensemble des données collectées permettent de reconstruire toute la gerbe, de remonter jusqu’à la provenance des rayons et de mesurer leur énergie comme leur longueur d’onde. Les chercheurs peuvent alors cartographier ces rayons afin d’identifier le type d’objet céleste qui les a émis. Plus grand réseau de télescopes gamma du monde, Hess détecte des rayons d’une gamme d’énergie comprise entre 0,03 et 100 téraélectronvolts (TeV), soit jusqu’à cent mille milliards de fois plus intenses que la lumière visible. Par comparaison, le Grand collisionneur de hadrons (LHC), au Cern, accélère des protons jusqu’à un maximum de 6,5 TeV.

« Au niveau du sol, le rayonnement Tcherenkov couvre la surface d’un terrain de foot, explique Mathieu de Naurois, directeur de recherche au Laboratoire Leprince-Ringuet3 (LLR)  et directeur adjoint de Hess. Il tombe environ 5 000 de ces gerbes par seconde autour de vous. Malgré la fugacité de l’événement, Hess est pourtant capable, grâce à ses capteurs, de voir des phénomènes ne durant que 5 milliardièmes de seconde. Le télescope utilise l’atmosphère comme un calorimètre pour remonter jusqu’à l’énergie des rayons gamma incidents. Les chercheurs traitent les images ainsi obtenues et les comparent, afin d’identifier la source des rayonnements gamma, à toute une zoologie de phénomènes : trous noirs supermassifs, pulsars, systèmes binaires d’étoiles, etc. »

L’Univers comme laboratoire

Ces rayons gamma proviennent de sources relativement stables et pérennes à l’échelle humaine, comme les restes de supernovas et les noyaux actifs des galaxies, mais aussi d’événements plus soudains. Postdoctorant au LLR, Halim Ashkar travaille ainsi sur les événements transitoires, c’est-à-dire qui ne proviennent pas d’une source stable et constante, mais de phénomènes violents et brefs tels que l’explosion d’une étoile. Pour suivre ces phénomènes éphémères, Hess a été muni de télescopes capables de pointer vers une région du ciel en seulement quelques dizaines de secondes dès qu’une alerte est émise, alors que d’autres prennent plusieurs minutes pour s’orienter.

 

Miroirs d’un des quatre télescopes de 13 m de diamètre utilisés pour l’expérience HESS.

 

« J’essaye de détecter des rayons gamma provenant de la coalescence d’étoiles à neutrons ou encore de trous noirs, de tout ce qui est explosif dans le ciel,précise Halim Ashkar.Cela nous permet de mieux comprendre la physique derrière ces événements. Les rayons gamma nous renseignent sur les phénomènes les plus énergétiques de l’Univers, dont on ne sait pas reproduire l’intensité sur Terre. C’est comme si l’Univers réalisait une expérience et que nous la regardions pour en apprendre un maximum sur cette partie de la physique qui, autrement, resterait inaccessible. »

Depuis ses premiers résultats, en 2004, Hess continue d’alimenter la recherche en astrophysique. Par exemple, cette année, le télescope a détecté les électrons et positrons cosmiques les plus énergétiques jamais observés, dont l’origine reste encore inconnue malgré la violence des phénomènes capables de les accélérer à ce point à proximité de la Terre. Hess a également permis de découvrir des sursauts gamma de très haute énergie, ainsi que la présence de rayonnements, tout aussi énergétiques, provenant d’une nova récurrente dans notre galaxie : une naine blanche qui absorbe la matière d’une étoile compagnon, provoquant une réaction thermonucléaire qui accélère les particules.

Clap de fin ?

« Hess nous permet d’identifier de nombreux objets et de publier environ une dizaine d’articles par an, avance Mathieu de Naurois. Je peux aussi citer la découverte récente du microquasar SS433, composé d’une étoile et d’un trou noir. » On pourrait croire que des phénomènes d’une telle intensité sont visibles de longue date, mais c’est bien l’inauguration de Hess, en 2002, qui a ouvert à la recherche tout ce pan du spectre énergétique de l’Univers.

« Avant Hess, nous ne connaissions qu’une dizaine de sources gamma dans le ciel, se souvient Anne Lemière. Ce télescope a donné l’impulsion pour développer une véritable astronomie gamma, et nous avons à présent identifié environ 300 sources dans l’Univers. Ces rayons nous renseignent sur ces écosystèmes d’objets très violents, soumis à de forts champs de gravité, électriques et magnétiques. Ce sont des sites d’accélération de particules qui ne sont pas facilement visibles dans les longueurs d’onde habituelles. »

 

Vue d’artiste des trois classes de télescopes du Cherenkov Telescope Array Observatory (CTAO). Ce réseau sera l’observatoire terrestre le plus puissant du monde pour l'astronomie des rayons gamma de très haute énergie (ce rendu n’est pas une représentation exacte de la disposition finale, mais illustre l'échelle des télescopes et du réseau lui-même).

 

Malgré ces succès et bien qu’il soit le seul réseau de télescopes à rayons gamma de l’hémisphère Sud, Hess arrive en fin de vie. Le Cherenkov Telescope Array Observatory (CTAO), en cours d’installation au Chili et aux Canaries, prendra bientôt la suite. Ce vaste programme international ne sera pas opérationnel au moment de la fin programmée de Hess, en 2025, si bien qu’une demande d’extension a été réalisée jusqu’en 2028 pour assurer la continuité des observations. Une manière, on l’espère, de garder un œil sur ces événements paradoxalement trop violents pour être observés autrement qu’avec un tel télescope. ♦

 

 

Couronne solaire : ses températures révèlent leur mystère

Publié le 11/10/2025 à 19:41 par photocosmos

Couronne solaire : ses températures révèlent leur mystère

champs magnétiques solaires. Image Nasa / GSFC / SDO

Pourquoi la couronne solaire, la proche banlieue du Soleil, est-elle bien plus chaude que la surface de notre étoile ? Dix ans après avoir formulé une hypothèse à l’aide d’un modèle numérique, des chercheurs du CNRS la confirment grâce à l’observation.

Imposant, lumineux et surtout extrêmement chaud, le Soleil trône au centre de notre système planétaire. Bien qu’observée depuis des millénaires à l’aide d’instruments toujours plus sophistiqués, notre étoile garde certains de ses mystères bien cachés. L’un d’entre eux vient pourtant d’être partiellement levé.

Tahar Amari, du Centre de physique théorique , et ses collègues viennent de publier dans la revue The Astrophysical Journal Letters une étude portant sur l’énigme qui entoure la température de la couronne solaire.

En surface de notre étoile, le thermomètre ne dépasse pas quelques milliers de degrés. Mais la couronne solaire – d’environ 2 200 km jusqu’à plusieurs dizaines de millions de kilomètres au-dessus de la surface – affiche une température de l’ordre du million de degrés ! Connu depuis longtemps, ce paradoxe s’expliquerait par des « cordes magnétiques » qui, s’élevant depuis la surface de l’astre, échaufferaient sa couronne.

 

La sonde Parker devant une image du Soleil. Image Nasa / Johns Hopkins APL / Steve Gribben
Vue d’artiste de la Parker Solar Probe, lancée par la Nasa en 2018 pour observer le Soleil et qui, fin 2024, s’est approchée de notre étoile à un peu plus de 6,1 millions de kilomètres.
Gradient de température

Aucune température au sein du Système solaire ne dépasse celles au centre du Soleil, ce réacteur nucléaire à fusion de près de 1,4 million de kilomètres de diamètre. « Au cœur du Soleil, les températures atteignent facilement plus d’une dizaine de millions de degrés Kelvin (°K) . Et, comme la Terre, il est constitué de plusieurs couches,détaille Tahar Amari. Lorsque le rayonnement atteint le bas de la couche appelée “zone de convection”, après avoir déjà parcouru200 000 km sur les 700 000 km(du rayon de l’étoile, Ndlr) pour atteindre la surface, la température du plasma qui constitue le Soleil a déjà refroidi pour atteindre les 2 millions de degrés. C’est sur les derniers 500 000 km que cette tempéra­ture chute drastiquement, pour s’établir autour de 6 000 °K. »

Jusque-là, rien d’anormal. Le gradient de température a un comportement que l’on pourrait qualifier de classique : plus on s’éloigne de la source de chaleur primaire, plus la température a tendance à chuter. C’est ensuite que les choses se compliquent.

Une atmosphère plus chaude que la surface 

Plusieurs couches de gaz enveloppent le Soleil – tout comme notre atmosphère le fait pour la Terre. La première de ces couches, la photosphère, s’établit de la surface de l’étoile à 500 km d’altitude. Suit la chromosphère, qui monte jusqu’à 2 200 km d’altitude environ. Ces deux couches affichent déjà des températures supérieures à celles rencontrées à la surface – de l’ordre 4 000 °K pour la photosphère et jusqu’à 25 000 °K pour la chromosphère.

chromosphère » solaire, Image Hinode Jaxa / Nasa / PPARC
Cette image captée le 11 novembre 2006 par la sonde japonaise Hinode révèle la structure de la chromosphère. Celle-ci s’étend vers l’extérieur du Soleil au-dessus du sommet des cellules de convection (ou « granulation ») qui constituent la surface visible du Soleil et montent jusqu’au sommet de la photosphère.

Ensuite commence la couronne solaire. Qui affiche une température avoisinant le million de degrés. Bizarrement donc, et dans une certaine mesure, plus on s’éloigne du Soleil, plus la température du milieu s’élève.

Ceci s’observe dès le début de la limite inférieure de la couronne, fortement couplée aux couches sous-jacentes. Ce qui suggère que l’origine du phénomène lie ces différentes couches. Comment peut-on expliquer cela ?

« La couronne solaire est le règne du champ magnétique »

« Aujourd’hui, deux théories sont souvent mises en avant, toutes deux d’origine magnétique,poursuit le chercheur de l’École poly­technique. La première concerne les ondes magnétiques. » Celles-ci, contrairement aux ondes sonores, ne perdent pas en puissance à mesure que la densité de matière diminue dans le milieu. La seconde théorie se fonde également sur les champs magnétiques, en particulier sur leur réorganisation constante (appelée « reconnexion »), avec possibilité éruptive.

« La couronne solaire,souligne Tahar Amari, est le règne du champ magnétique, du fait du grand nombre de collisions entre atomes, en plus d’être un milieu électri­que­ment conducteur. » Cela rend le champ magnétique visible : la matière s’y organise de telle façon que, grâce à elle, on perçoit la présence de ce champ. Les magnifiques éruptions solaires en offrent le parfait exemple.

« Restait à savoir comment l’énergie passe de la photo­sphère à la chromosphère, jusqu’au reste de la ouronne proche du Soleil », continue Tahar Amari.

Éruptions solaires. Image Nasa / GSFC / Solar Dynamics Observatory
Des boucles coronales photographiées le 12 juillet 2012. Partant de la base de la couronne solaire, ces boucles sont des champs magnétiques qui traversent l’atmosphère de notre étoile.
Une confirmation de l’hypothèse des cordes magnétiques

En 2015, le chercheur et ses collègues ont déjà conçu un modèle numérique et avancé l’hypothèse de la formation de cordes magnétiques à la surface du Soleil, même lorsque ce dernier est calme4. « Dans notre modèle,décrit-il, on s’est rendu compte qu’à la surface du Soleil émergeaient tout un tas de petites cordes magnétiques torsadées et éruptives formant un réseau semblable à une mangrove en se couplant aux plus grandes structures. »

Ainsi, la « mangrove magnétique » était capable de chauffer la chromosphère par l’intermédiaire de nombreuses micro-éruptions qui, en se couplant aux grandes structures s’élevant dans la couronne, excitait un type particulier d’ondes, les ondes d’Alfvén Encore fallait-il saisir ce qui était capable de favoriser l’apparition de ces ondes. Or, grâce à leur modèle, les physiciens ont perçu que, à la base des cordes magnétiques, quelque chose permettait un transfert d’énergie suffisant pour chauffer la couronne solaire.

Modélisation de la corde magnétique pendant une éruption solaire
Modélisation d’une corde magnétique lors d’une éruption solaire, lorsqu’elle brise la « cage magnétique » qui la restreint pendant les heures précédant l’éruption.

« Les champs magnétiques sont comme des cordes de ­guitare : si on les chatouille en bas, au niveau de la surface du Soleil, l’énergie devrait remonter le long de la “corde” », illustre Tahar Amari. Ainsi, de proche en proche, de l’énergie devrait atteindre la couronne et finir par la chauffer.

Toujours grâce à leur modèle, les chercheurs ont décelé que la surface du Soleil est en mouvement à la base des cordes magnétiques. Selon eux, c’est la preuve indirecte que, encore en dessous, quelque chose influe sur ce qui se passe à la surface.

« Dans les derniers 1 000 km sous la sur­face, il y a une zone composée de “cellules”, un peu comme le fond d’une casserole pleine d’eau que l’on chauffe,illustre Tahar Amari. La chaleur venant d’en bas va chauffer le reste de la casserole, grâce à des cellules de convection qui vont la transporter vers l’ensemble de la casserole. C’est ce phénomène que l’on retrouve sous la surface du Soleil qui contribuerait au transfert de la chaleur, qui crée ce champ magnétique et ses cordes magnétiques. »

La preuve par l’observation

La preuve irréfutable confirmant cette hypothèse est venue de données d’observations directes de la surface du Soleil par la sonde japonaise Hinode, capable d’en mesurer le champ magnétique grâce à une technique d’échographie magnétique. Images à l’appui, les chercheurs ont pu identifier pour la première fois les cordes magné­tiques dans une zone calme du Soleil, validant ainsi le modèle et les prédictions réalisées une décennie plus tôt.

 

Cordes magnétiques, figure extraite de la publication © Tahar Amari et al. 2025
Cordes magnétiques d’un Soleil calme, produites avant et pendant une éruption, révélées par une simulation à haute résolution incluant la fine couche sous la surface solaire.

Ainsi, que notre étoile soit calme ou active, les cordes magnétiques petites ou grandes transportent assez d’énergie jusqu’à la couronne solaire pour la chauffer autour du million de degrés. Cette découverte est une première étape dans la compréhension du système de chauffage de la couronne. Et des instruments comme la Parker Solar Probeou le DKIST (Daniel K. Inouye Solar Telescope, à Hawaii) devraient affiner l’observation directe des cordes pour mieux appréhender leur inter­action avec l’environnement magnétique du Soleil. ♦

 

Etoiles massives dans NGC 6357

Publié le 05/10/2025 à 18:17 par photocosmos
Etoiles massives dans NGC 6357 
Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Crédit & Copyright: Equipe CHART32 ,….

On trouve des étoiles particulièrement massives dans NGC 6357, vaste complexe de nébuleuses en émission situé à quelque 6500 années-lumière de nous dans la queue de la constellation du Scorpion.

Positionné juste au centre de ce gros plan de NGC 6357, l’amas d’étoiles Pismis 24 comprend certaines des étoiles les plus massives connues dans notre galaxie. Leur masse peut représenter 100 fois celle du Soleil.

La région centrale brillante de la nébuleuse contient également des piliers faits de poussières et de gaz, dissimulant probablement de massives protoétoiles à la vue perçante des instruments optiques.

Les formes tourmentées de la nébuleuse sont sculptées par les vents interstellaires et les rayonnements très énergétiques émis par les jeunes étoiles massives nouvellement formées.

Cette image, utilisant la palette de fausses couleurs mise au point pour le télescope spatial Hubble, couvre un champ d’un peu moins de 50 années-lumière de long.

 

Nébuleuse du Balai de Sorcière

Publié le 05/10/2025 à 17:58 par photocosmos
Nébuleuse du Balai de Sorcière  
Cliquez sur l’image pour l’agrandir. Crédit : Brian Meyers….

Il y a 10 000 ans de cela, avant même que l’humanité ne crée l’histoire en inventant l’écriture, une nouvelle lumière est soudainement apparue dans le ciel pour finir par disparaître totalement après quelques semaines.

Aujourd’hui, nous savons que cette lumière n’était autre que l’explosion d’une étoile, et avons nommé nébuleuse du Voile le nuage coloré en expansion qui en est résulté.

On voit ici l’extrémité ouest de la nébuleuse du Voile, connue techniquement sous la référence NGC 6960, et familièrement sous le nom de Nébuleuse du Balai de Sorcière.

Le gaz dévastateur tire sa couleur de son impact sur le milieu gazeux environnant, engendrant sa ionisation.

Ce rémanent de supernova se trouve à quelque 1400 années-lumière de nous dans la constellation du Cygne.

Ce balai de sorcière couvre une portion de ciel correspondant à trois fois la taille angulaire de la Lune, et s’étend dans la pratique sur 35 années-lumière.

La brillante étoile 52 Cygni présente au centre de l’image est visible à l’œil nu si vous vous trouvez sous des cieux particulièrement sombres, mais elle n’est absolument pas reliée autrement que par la perspective à l’antique supernova.

 

la Nébuleuse du Papillon

Publié le 10/09/2025 à 14:44 par photocosmos

la Nébuleuse du Papillon

Cette vidéo emmène le spectateur dans un voyage spatial jusqu’à la nébuleuse du Papillon, également appelée NGC 6302.

 

Située à environ 3 400 années-lumière dans la constellation du Scorpion, la nébuleuse du Papillon est l’une des nébuleuses planétaires les mieux étudiées de notre galaxie.

La première image révélée dans cette vidéo met en évidence la nature bipolaire de la nébuleuse du Papillon en lumière optique et proche infrarouge, capturée par le télescope spatial Hubble de la NASA/ESA.

Ensuite, la nouvelle image Webb est superposée au centre de la nébuleuse du Papillon et le spectateur découvre une vue rapprochée de cette partie de l’objet, offrant une vision inédite de sa structure complexe.

Les données Webb sont complétées par celles du Grand Réseau Millimétrique/Submillimétrique de l’Atacama, un puissant réseau d’antennes paraboliques.