une météorite énorme et unique au monde s’est écrasée en Alsace en novembre 1492
Le 7 novembre 1492, une « pierre de feu » tombe au-dessus du village d’Ensisheim, entre Mulhouse et Colmar, dans l’actuel Haut-Rhin. L’évènement suscite aussitôt des sentiments intenses et paradoxaux, entre effroi et curiosité. Explications avec Émilie Christen, responsable du service culturel de la ville d’Ensisheim, en charge du musée de la Régence.

La masse principale de la météorite d'Ensisheim, présentée au musée de la Régence. (Émilie Christen/ Musée de la Régence)
Que se passe-t-il ce 7 novembre 1492, au cœur de la plaine alsacienne ?
Émilie Christen –En fin de matinée, entre 11h et midi, alors que les habitants vaquent paisiblement à leurs occupations, une énorme explosion retentit près d’Ensisheim. La déflagration est entendue à une centaine de kilomètres à la ronde. Les personnes qui se trouvaient à l’extérieur à ce moment-là ont vu une masse tomber, à la lisière du village.
À cette époque, le terme « météorite » n’existe pas encore. Il n’apparaît que bien plus tard, au XIXe siècle. Les témoins parlent d’une « pierre de feu » ou d’une « pierre de tonnerre », en référence au bruit assourdissant et à la traînée lumineuse qui accompagnent sa chute sur terre à une vitesse vertigineuse.
Comment réagissent les témoins ?
Ils se précipitent dans le champ de blé où la pierre s’est écrasée. Ils sont à la fois effrayés par ce phénomène inexplicable et curieux de savoir ce que c’est. La nouvelle se répand rapidement et parvient aux oreilles de Sébastien Brant, un humaniste renommé. Le savant, qui se trouve alors dans la région, se rend sur place et collecte des informations auprès des témoins, comme le ferait de nos jours un reporter.

Portrait de Sébastien Brant, vers 1508, par Hans Burgkmair l’Aîné, coll. musée des Beaux-Arts de Karlsruhe.Wikimedia commons
Il les rassemble ensuite dans un texte, qui est imprimé et largement diffusé en Europe. Outre une description de ce phénomène céleste, il fournit sa propre interprétation de l’évènement. Fervent soutien du roi des Romains, Maximilien de Habsbourg – fils de l’empereur germanique Frédéric III –, Brant considère la chute de cette météorite comme un présage divin favorable au souverain et qui doit l’inciter à combattre la France du Valois Charles VIII, l’ennemie jurée de la dynastie Habsbourg. Maximilien, qui souhaite récupérer le comté de Bourgogne, livre bientôt une bataille décisive. Les 17 et 18 janvier 1493, les Français sont défaits par les troupes des Habsbourg, lors de la bataille de Dournon [dans l’actuel département du Jura, ndlr].

Portrait de Maximilien Ier de Habsbourg par Albrecht Dürer, 1519.Élu roi des Romains en 1486, Maximilien devient archiduc d’Autriche à la mort de son père, Frédéric III, en 1493. En 1508, avec l’accord du pape Jules II, il se proclame empereur du Saint-Empire romain germanique.Google Art Project/Wikimedia commons
Comment la pierre est-elle récupérée et conservée ?
Nous ignorons comment elle est transportée depuis le lieu de l’impact jusqu’au village. D’après les informations recueillies par Sébastien Brant, elle pèse environ 150 kilos. Le fragment qui est conservé aujourd’hui est trois fois moins volumineux, puisqu’il pèse environ 55 kilos. À l’époque, les habitants d’Ensisheim et des alentours en prélèvent des morceaux, plus ou moins gros. Selon les croyances de l’époque, comme cette pierre est tombée du ciel, elle ne peut provenir que de Dieu ou du diable. Dans tous les cas, ils pensent que cet objet doit porter chance.
D’ailleurs, trois semaines après sa chute, Maximilien vient sur place et en prend un fragment, mais plutôt pour enrichir sa collection de minéralogie. Puis, il demande que la météorite soit accrochée dans l’église Saint-Martin, toujours debout aujourd’hui.
La météorite est-elle exposée ailleurs au cours des siècles ?
Elle reste dans l’église jusqu’à la Révolution française. Elle est alors confisquée et déplacée à Colmar, comme d’autres biens pris localement au clergé et à la noblesse. En 1804, la pierre est restituée à Ensisheim et à nouveau suspendue dans le chœur, sous le clocher. Peu de temps après sa réinstallation, celui-ci s’effondre. La population ne peut s’empêcher de faire un rapprochement entre le retour de la météorite et la chute du clocher, même si ces deux évènements n’ont aucun rapport. La pierre est donc remisée à l’école du village, puis à la mairie – l’ancien palais de la Régence – jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
En 1945, au moment de la libération d’Ensisheim, les scientifiques qui sont incorporés dans l’armée américaine s’intéressent à la météorite au point de vouloir l’acheter. Au sortir de la guerre, Ensisheim a cruellement besoin d’argent pour sa restauration. Toutefois, le conseil municipal préfère la conserver. La météorite demeure exposée dans une vitrine de la mairie jusque dans les années 1960. Après l’aménagement du musée de la Régence, elle est placée dans une salle dédiée.
Y a-t-il des morceaux de la météorite d’Ensisheim dans d’autres musées ?
Le Museum d’histoire naturelle de Paris en conserve un, d’une dizaine de kilos, dans ses réserves. D’autres fragments se trouvent au British Museum de Londres, à Vienne, à Saint-Pétersbourg ou à New York.
Trois fragments de la météorite d'Ensisheim conservés respectivement (de gauche à droite) au muséum d'histoire naturelle, à Paris, au muséum d'histoire naturelle de Vienne et au British museum de Londres.Émilie Christen / musée d'Ensisheim
Depuis le XIXe siècle et au fur et à mesure du progrès de l’astronomie, l’aérolithe d’Ensisheim est étudié par les scientifiques : cette météorite pierreuse, dite chondrite, est constituée d’un alliage de dix-sept composants et est vieille de 4,7 milliards d'années, l’âge de la création du système solaire. Mais sa singularité est surtout d’être la première à avoir été recensée en Europe, observée au moment de sa chute et récupérée dans sa totalité. Sa masse principale est toujours visible aujourd’hui au musée d’Ensisheim. Elle est unique au monde.
Grâce à elle, les spécialistes du monde entier se retrouvent lors de la Bourse aux météorites, organisée par la ville d’Ensisheim et l’association Les Amis de la météorite, qui réunit une centaine d’exposants et de conférenciers lors d’un week-end de trois jours. La prochaine édition aura lieu en juin 2026.
Une météorite française remet en question les modèles de risque des astéroïdes
…/… Des chercheurs ont publié une étude exhaustive sur un astéroïde, depuis sa découverte dans l’espace jusqu’à l’analyse d’une météorite récupérée sur Terre.
Les résultats soulignent l’importance de comprendre comment même les petits astéroïdes se comportent dans l’atmosphère de notre planète.
L’astéroïde 2023 CX1 est devenu le septième astéroïde jamais observé avant de frapper la Terre lorsqu’il a été détecté le 12 février 2023, sept heures avant l’impact.
Il est entré dans l’atmosphère au-dessus de la Normandie, en France, à 02h59 UTC le 13 février, à quelques dizaines de mètres seulement de l’emplacement prévu par le Centre de coordination des objets géocroiseurs (NEOCC) de l’ESA.
D’environ 72 cm de large et d’une masse de 650 kg, il a explosé à 28 km d’altitude, libérant presque toute son énergie en un instant.
Grâce aux informations sur la trajectoire de l’astéroïde communiquées par le NEOCC et d’autres organismes avant l’impact, les scientifiques et le grand public ont pu observer et enregistrer la boule de feu.

La boule de feu de l’explosion de l’astéroïde 2023 CX1 vue depuis le nord de la France.
Quelques jours plus tard, les membres du projet Vigie-Ciel, qui fait partie du réseau FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network), ont récupéré un fragment de l’objet près de la ville de Rouen et ont baptisé la météorite « Saint-Pierre-Le-Viger ».
Aujourd’hui, une équipe internationale de chercheurs a publié une analyse de l’objet dans Nature Astronomy, ce qui en fait la première météorite de ce type (chondrite de type L) à être étudiée depuis sa découverte dans l’espace jusqu’au laboratoire sur Terre.
Dirigée par Auriane Egal (Planétarium de Montréal, FRIPON/Vigie-Ciel), l’étude souligne l’importance de comprendre le comportement des astéroïdes dans l’atmosphère terrestre.
Contrairement à la plupart des petits astéroïdes, qui se désagrègent plus haut dans l’atmosphère, 2023 CX1 s’est fragmenté plus bas, plus soudainement, et a généré une onde de choc sphérique qui a délivré au sol plus d’énergie que ce qui est habituel pour un objet de cette taille.
L’étude suggère que certains types d’astéroïdes, même de petite taille, peuvent survivre profondément dans l’atmosphère et s’avérer potentiellement dangereux s’ils se désagrègent au-dessus de zones urbaines.
Les astronomes du NEOCC de l’ESA sont coauteurs de l’étude :
« Nous avons coordonné les observations de l’astéroïde 2023 CX1 pendant les sept heures qui ont séparé sa découverte de son impact et avons calculé son lieu d’impact, ce qui a permis aux gens d’observer la boule de feu et de récupérer la météorite », explique Marco Micheli, astronome à l’ESA.
« Plus tard, nous avons utilisé ces observations et d’autres pour calculer avec précision la trajectoire de l’objet avant l’impact et aider les chercheurs à remonter jusqu’à un corps parent probable dans la ceinture principale d’astéroïdes. »
« Nous avons confirmé l’existence d’une nouvelle population d’astéroïdes liés aux chondrites de type L, capables de se fragmenter brusquement dans l’atmosphère et de libérer presque toute leur énergie d’un seul coup. Ces astéroïdes doivent être pris en compte dans les stratégies de défense planétaire », explique Auriane Egal.
Les futurs télescopes Flyeye de l’ESA, destinés à l’étude des astéroïdes, scruteront le ciel chaque nuit afin de repérer plus tôt et plus souvent les roches spatiales en approche, comme 2023 CX1. Le premier Flyeye devrait entrer en service l’année prochaine.
Lire l’étude dans Nature Astronomy : Catastrophic disruption of asteroid 2023 CX1 and implications for planetary defence.
Couronne solaire : ses températures révèlent leur mystère

Pourquoi la couronne solaire, la proche banlieue du Soleil, est-elle bien plus chaude que la surface de notre étoile ? Dix ans après avoir formulé une hypothèse à l’aide d’un modèle numérique, des chercheurs du CNRS la confirment grâce à l’observation.
Imposant, lumineux et surtout extrêmement chaud, le Soleil trône au centre de notre système planétaire. Bien qu’observée depuis des millénaires à l’aide d’instruments toujours plus sophistiqués, notre étoile garde certains de ses mystères bien cachés. L’un d’entre eux vient pourtant d’être partiellement levé.
Tahar Amari, du Centre de physique théorique, et ses collègues viennent de publier dans la revue The Astrophysical Journal Letters une étude portant sur l’énigme qui entoure la température de la couronne solaire.
En surface de notre étoile, le thermomètre ne dépasse pas quelques milliers de degrés. Mais la couronne solaire – d’environ 2 200 km jusqu’à plusieurs dizaines de millions de kilomètres au-dessus de la surface – affiche une température de l’ordre du million de degrés ! Connu depuis longtemps, ce paradoxe s’expliquerait par des « cordes magnétiques » qui, s’élevant depuis la surface de l’astre, échaufferaient sa couronne.
Vue d’artiste de la Parker Solar Probe, lancée par la Nasa en 2018 pour observer le Soleil et qui, fin 2024, s’est approchée de notre étoile à un peu plus de 6,1 millions de kilomètres.
Image Nasa / Johns Hopkins APL / Steve Gribben
Gradient de température Aucune température au sein du Système solaire ne dépasse celles au centre du Soleil, ce réacteur nucléaire à fusion de près de 1,4 million de kilomètres de diamètre. « Au cœur du Soleil, les températures atteignent facilement plus d’une dizaine de millions de degrés Kelvin (°K). Et, comme la Terre, il est constitué de plusieurs couches,détaille Tahar Amari. Lorsque le rayonnement atteint le bas de la couche appelée “zone de convection”, après avoir déjà parcouru200 000 km sur les 700 000 km(du rayon de l’étoile, Ndlr) pour atteindre la surface, la température du plasma qui constitue le Soleil a déjà refroidi pour atteindre les 2 millions de degrés. C’est sur les derniers 500 000 km que cette température chute drastiquement, pour s’établir autour de 6 000 °K. »
Jusque-là, rien d’anormal. Le gradient de température a un comportement que l’on pourrait qualifier de classique : plus on s’éloigne de la source de chaleur primaire, plus la température a tendance à chuter. C’est ensuite que les choses se compliquent.
Une atmosphère plus chaude que la surface Plusieurs couches de gaz enveloppent le Soleil – tout comme notre atmosphère le fait pour la Terre. La première de ces couches, la photosphère, s’établit de la surface de l’étoile à 500 km d’altitude. Suit la chromosphère, qui monte jusqu’à 2 200 km d’altitude environ. Ces deux couches affichent déjà des températures supérieures à celles rencontrées à la surface – de l’ordre 4 000 °K pour la photosphère et jusqu’à 25 000 °K pour la chromosphère.
Cette image captée le 11 novembre 2006 par la sonde japonaise Hinode révèle la structure de la chromosphère. Celle-ci s’étend vers l’extérieur du Soleil au-dessus du sommet des cellules de convection (ou « granulation ») qui constituent la surface visible du Soleil et montent jusqu’au sommet de la photosphère.
Image Hinode Jaxa / Nasa / PPARC
Ensuite commence la couronne solaire. Qui affiche une température avoisinant le million de degrés. Bizarrement donc, et dans une certaine mesure, plus on s’éloigne du Soleil, plus la température du milieu s’élève.
Ceci s’observe dès le début de la limite inférieure de la couronne, fortement couplée aux couches sous-jacentes. Ce qui suggère que l’origine du phénomène lie ces différentes couches. Comment peut-on expliquer cela ?
« La couronne solaire est le règne du champ magnétique » « Aujourd’hui, deux théories sont souvent mises en avant, toutes deux d’origine magnétique,poursuit le chercheur de l’École polytechnique. La première concerne les ondes magnétiques. » Celles-ci, contrairement aux ondes sonores, ne perdent pas en puissance à mesure que la densité de matière diminue dans le milieu. La seconde théorie se fonde également sur les champs magnétiques, en particulier sur leur réorganisation constante (appelée « reconnexion »), avec possibilité éruptive.
« La couronne solaire,souligne Tahar Amari, est le règne du champ magnétique, du fait du grand nombre de collisions entre atomes, en plus d’être un milieu électriquement conducteur. » Cela rend le champ magnétique visible : la matière s’y organise de telle façon que, grâce à elle, on perçoit la présence de ce champ. Les magnifiques éruptions solaires en offrent le parfait exemple.
« Restait à savoir comment l’énergie passe de la photosphère à la chromosphère, jusqu’au reste de la ouronne proche du Soleil », continue Tahar Amari.
Des boucles coronales photographiées le 12 juillet 2012. Partant de la base de la couronne solaire, ces boucles sont des champs magnétiques qui traversent l’atmosphère de notre étoile.
Image Nasa / GSFC / Solar Dynamics Observatory
Une confirmation de l’hypothèse des cordes magnétiques En 2015, le chercheur et ses collègues ont déjà conçu un modèle numérique et avancé l’hypothèse de la formation de cordes magnétiques à la surface du Soleil, même lorsque ce dernier est calme. « Dans notre modèle,décrit-il, on s’est rendu compte qu’à la surface du Soleil émergeaient tout un tas de petites cordes magnétiques torsadées et éruptives formant un réseau semblable à une mangrove en se couplant aux plus grandes structures. »
Ainsi, la « mangrove magnétique » était capable de chauffer la chromosphère par l’intermédiaire de nombreuses micro-éruptions qui, en se couplant aux grandes structures s’élevant dans la couronne, excitait un type particulier d’ondes, les ondes d’Alfvén Encore fallait-il saisir ce qui était capable de favoriser l’apparition de ces ondes. Or, grâce à leur modèle, les physiciens ont perçu que, à la base des cordes magnétiques, quelque chose permettait un transfert d’énergie suffisant pour chauffer la couronne solaire.
Modélisation d’une corde magnétique lors d’une éruption solaire, lorsqu’elle brise la « cage magnétique » qui la restreint pendant les heures précédant l’éruption.
Tahar Amari et al. 2018 / Centre de physique théorique (CNRS/École Polytechnique)
« Les champs magnétiques sont comme des cordes de guitare : si on les chatouille en bas, au niveau de la surface du Soleil, l’énergie devrait remonter le long de la “corde” », illustre Tahar Amari. Ainsi, de proche en proche, de l’énergie devrait atteindre la couronne et finir par la chauffer.
Toujours grâce à leur modèle, les chercheurs ont décelé que la surface du Soleil est en mouvement à la base des cordes magnétiques. Selon eux, c’est la preuve indirecte que, encore en dessous, quelque chose influe sur ce qui se passe à la surface.
« Dans les derniers 1 000 km sous la surface, il y a une zone composée de “cellules”, un peu comme le fond d’une casserole pleine d’eau que l’on chauffe,illustre Tahar Amari. La chaleur venant d’en bas va chauffer le reste de la casserole, grâce à des cellules de convection qui vont la transporter vers l’ensemble de la casserole. C’est ce phénomène que l’on retrouve sous la surface du Soleil qui contribuerait au transfert de la chaleur, qui crée ce champ magnétique et ses cordes magnétiques. »
La preuve par l’observation La preuve irréfutable confirmant cette hypothèse est venue de données d’observations directes de la surface du Soleil par la sonde japonaise Hinode, capable d’en mesurer le champ magnétique grâce à une technique d’échographie magnétique. Images à l’appui, les chercheurs ont pu identifier pour la première fois les cordes magnétiques dans une zone calme du Soleil, validant ainsi le modèle et les prédictions réalisées une décennie plus tôt.
Cordes magnétiques d’un Soleil calme, produites avant et pendant une éruption, révélées par une simulation à haute résolution incluant la fine couche sous la surface solaire.
Tahar Amari et al. 2025 / Centre de physique théorique (CNRS/École Polytechnique, IPP)
Ainsi, que notre étoile soit calme ou active, les cordes magnétiques petites ou grandes transportent assez d’énergie jusqu’à la couronne solaire pour la chauffer autour du million de degrés. Cette découverte est une première étape dans la compréhension du système de chauffage de la couronne. Et des instruments comme la Parker Solar Probeou le DKIST (Daniel K. Inouye Solar Telescope, à Hawaii) devraient affiner l’observation directe des cordes pour mieux appréhender leur interaction avec l’environnement magnétique du Soleil. ♦